Notre projet de recherche

Présentation officielle du projet

Expliquez dans votre présentation comment vous avez accompli chacune des TROIS parties du projet : Identifier un problème, développer une solution et partager les connaissances acquises. Votre présentation ne doit pas durer plus de cinq minutes.

Introduction

Le temps décrit l'état de l'atmosphère à un endroit déterminé et à un certain temps. Le climat représente le temps moyen dans une région déterminée sur des décennies et des siècles. Lorsque nous regardons par la fenêtre, nous observons que le temps change chaque jour. Pour comprendre comment le climat change, nous avons besoin des valeurs mesurées et enregistrées sur des centaines d'années. L'observation du climat est importante pour la les gens du monde entier. Les renseignements gagnés sont importants pour la répartition des cultures aussi bien que pour la pêche. De plus, les mesures enregistrées sont utilisées pour étudier les effets du climat sur l'économie, la disponibilité de nourriture et d'eau, le tourisme, les maladies ou les problèmes écologiques.
Pourquoi l'étude du climat est-elle si importante pour nous ? Si nous comprenons, comment fonctionne le système climatique planétaire, nous pouvons développer aujourd'hui et dans le futur des solutions profitables à tous et contribuer à améliorer le monde dans lequel nous vivons.

Le projet de recherche

  1. Examinez l'influence du climat dans votre région. Identifiez un problème climatique qui vous touche, analysez les archives climatiques et découvrez comment les autorités traitent cela. Trouvez une autre région concernée par le même problème et découvrez les solutions retenues

    Astuces:
    • Discutez à quel point le climat influence votre mode de vie.
    • Observez des stations de mesures dans les alentours.
    • Parlez avec des experts du domaine (par exemple Climatologues, paysans, forestiers ou maires).

  2. Proposez en vous basant sur les renseignements collectés une solution qui peut être utilisée localement ou globalement pour résoudre le problème, ou améliorer une solution déjà existante.

    Astuces:
    • Observez toutes les solutions de votre problème et identifiez celles sur lesquelles vous pourrez avoir le plus d'influence.
    • Discutez avec des experts quelles solutions ont déjà été développées.
    • Choisissez une solution qui pourrait également être appliquée ailleurs que chez vous.

  3. Communiquez votre solution et les résultats attendus.

    Astuces:
    • Dès que vous avez opté pour une solution, n'hésitez pas à la communiquer.
    • Assurez-vous que ce que vous avez appris permette à d'autre d'être attentif à ce problème.
    • Orientez votre présentation de manière à mettre en évidence l'influence que votre solution eue ou aura sur la région.

Le changement climatique menace-t-il de multiplier les risques d'inondation de la Loire ?

Digoin - crue de la Loire - 3 novembre 2008


Inondation Digoin


Le Loire en crue à Decize


La Loire en crue à Nevers 1


La Loire en crue à Nevers 2


La Loire en crue à Nevers 3


La Loire est un fleuve plein de vie :



La Loire est un fleuve qui prend sa source dans le massif central. Il parcourt plus de 1000 km avant de se jeter dans la mer atlantique après avoir formé un estuaire à Nantes-Saint-Nazaire.


Lorsqu'il arrive à Nevers, le fleuve est déjà important ; il est rejoint par l'Allier à quelques kilomètres à l'est de la capitale nivernaise. La rencontre de ces deux cours d'eau forme le bec d'Allier.

La Loire a un débit irrégulier qui explique l'ensablement du cour d'eau. En Aval de Nevers, à Orléans, il est de 350 m³/s et de 900 m³/s à l’embouchure du fleuve.
Cependant, il peut assez brusquement dépasser les 2 000 m³/s pour la haute Loire et 7 000 m³/s en basse Loire, ce qui explique les crues cycliques du fleuve. A l’inverse, le débit d’été peut chuter à 10 m³/s (à Orléans). Cette irrégularité du débit fait que la majeure partie du fleuve n'est pas navigable à cause d’un fort ensablement (apparition, en été, de bancs de sables au milieu du court d’eau).




Le fleuve, à cause de son courant forme de nombreux méandres comme le montre l’animation suivante :


*** fichier PowerPoint pour expliquer *** ? à changer en flash


Les parties concaves s’ensablent rapidement alors que le courant creuse les parties convexes. On remarque également que tous les aménagements humains (ponts…) créent des perturbations de courant qui favorisent l’ensablement.



La Loire abrite donc une vie intense. On la considère comme un réservoir de biodiversité par la pluralité de sa faune (Sternes, Gravelots, Brochet…) et de sa flore.
Une partie du court d'eau a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2000 (voir la fiche sur le site de l’UNESCO : http://whc.unesco.org/fr/list/933
et l'intégralité du fleuve a été classé Site d’importance communautaire du réseau européen Natura 2000 au titre des deux directives européennes « Oiseaux » et « Habitats », en vue de la protection de sa faune et de sa flore sauvage, de sa biodiversité, de ses écosystèmes ainsi que des lieux de passage des espèces migratoires.
Enfin, le patrimoine culturelle est varié et abondant (importance des châteaux de la vallée de la Loire, villes importantes...). Le fleuve permet de nombreuses activités culturelles et de loisir (pêche, canoë…)




Un climat de type continental:



Le climat de la Loire est qualifié de climat continental dégradé :

Ce climat se caractérise par des hivers doux et pluvieux et des étés frais et relativement humides. Les amplitudes annuelles sont donc relativement fortes.

Dans l’agglomération de Nevers, Météo France, situé sur l’aérodrome de la Sangsue, relève les températures et la pluviométrie pour la Nièvre. Les résultats montrent la douceur et l’humidité du climat à Nevers :
La moyenne des minima (en hiver) est en général comprise, sur ces 20 dernières années, entre 3 et 7°c
La moyenne des maxima en été est comprise, sur la même période, entre 15 et 17°.
Avec en moyenne 130 jours de pluie par an, les précipitations s’élèvent en moyenne à environ 800 mm.

Ces moyennes ne doivent cependant pas cacher les écarts exceptionnels qui surviennent de plus en plus dans ce climat, signe visible du réchauffement climatique. Ainsi, en 2003, année de forte sécheresse dans l’Europe entière, il y a eu 2170 heures de soleil (contre 1700 habituellement) ; les précipitations ont été inférieures à 730 mm et les températures estivales ont été largement supérieures aux normales saisonnières.


Document tiré des résultats publiés sur le site de météo France :
http://france.meteofrance.com/france/climat_france?17757.path=climat%252FREG14


Pourtant, en cette année 2003, une crue exceptionnelle a eut lieu, inondant Nevers et son agglomération de manière brutale.
? voir des photos sur le site de la préfecture de la Nièvre : http://www.nievre.pref.gouv.fr/b11_GaleriePhotosCrue2003.htm


Mais de manière générale, le niveau de la Loire connaît des fluctuations saisonnières de débit marquées. Les crues sont donc cycliques, les hautes eaux se déroulant principalement en hiver ou au début du printemps. Le débit peut alors atteindre les 1630 à 1830 m³ par seconde, de janvier à mars inclus (avec un maximum en janvier). Le débit décroît à partir du mois d’avril pour atteindre son minimum en été.


Des inondations de plus en plus nombreuses ?



Une partie importante du val de Loire et notamment des communes de l’Agglomération de NEVERS est sous la menace des eaux lorsque la Loire, l’Allier et la Nièvre débordent. La crue de décembre 2003, a remis en mémoire les évènements plus anciens du 19ème siècle dont les conséquences ont été en leur temps, bien plus graves. Depuis cette période, les enjeux ont beaucoup augmenté et les dommages qui résulteraient d’une crue majeure seraient sans commune mesure avec ceux du passé.

Une commission de l’Agglomération de Nevers (ADN) a été chargé d’étudier les risques d’inondation de la Loire au niveau de la Nièvre. Cette étude a ainsi recensé les crues exceptionnelles.
C’est en 1846 que la plus forte crue connue à Nevers a eu lieu : en 3 heures la Loire monta de 4 mètres. Un tiers de l’espace de Nevers fut inondé. Plusieurs levées censées protéger la ville furent submergées et détruites.
1856 : une autre crue record qui contraint les habitants des quartiers bas de Nevers à partir. Les dégâts furent sans précédents sur les maisons, églises et autres équipements collectifs.
1866 : une nouvelle crue record menace certains quartiers de la ville
1907 : cette année là, la crue atteint un niveau de 5,34 mètres.
2003 : la crue est moins forte qu’en 1866 mais touche sévèrement la ville qui avait oublié les effets des inondations. Les Neversois pensaient être à l’abri des caprices du fleuve en l’absence d’inondation majeur au XXe siècle.

Pour aller plus loin voir le site de l’Etude Egrian : http://www.etude-egrian.com/spip.php?article280




Conclusion : changement climatique et inondations de la Loire :



Ainsi, les changements climatiques observés dans le monde entier peuvent laisser penser que les inondations de fleuves comme la Loire pourraient être de plus en plus fréquentes au XXIe siècle mais aussi de plus en plus dévastateurs. Le risque s’accentue donc. La crue de Novembre 2008, qui resta à un niveau modeste, peut ainsi apparaître comme un signe visible du dérèglement climatique dans la Nièvre (voire « revue de presse » sur la crue 2008 ainsi que la galerie des photos prises par l’équipe Hydrosolar). Les crues exceptionnelles se multiplieront-elles ?

Quels sont les risques d'un changement climatique pour la Loire ?

Les peurs liés aux changements du climat ont surtout amené les autorités de la Nièvre à réfléchir aux inondations et à leurs impacts sur les villes et les communes du départements.

Ainsi, la préfecture, avec d'autres partenaires, a mis en place une carte des communes concernées par les inondations de la Loire :
source : http://www.nievre.pref.gouv.fr/B8_DDRM58_P12a15.pdf



Le changement climatique risque d’agir sur la fréquence et sur le niveau des crues. L’étude des inondations anciennes sont riches en enseignement et ainsi dans un rapport, la préfecture de Nevers prévoit plusieurs types de risques liés aux inondations : N'oublions pas non plus les risques pour l'environnement et les animaux dans lesquels sont avant tout concernées les espèces rares (Sterne, castor...): lieux de nidification détruits; nourriture plus difficile à trouver... Par exemple, la rive de la Loire est détruite alors qu'elles abritent des hirondelles rares. Des inondations plus marquées ou plus fréquentes risquent donc de détruire irrémédiablement l’équilibre de cet écosystème ligérien


Les inondations touchent donc à la sécurité des hommes et à l'équilibre écologique.

Une action concrète contre les inondations.

Comment agir sur ces risques ?

Les moyens classiques :

Depuis longtemps déjà, les habitants des communes riveraines de la Loire au niveau de Nevers ont mis en place des moyens adaptés pour éviter, ralentir et minimiser les crues. Ainsi, depuis 1856, plusieurs digues et barrages ont été construits et entretenus après chaque inondation. Les digues sont encore des moyens privilégiés et la municipalité engage encore des moyens pour les entretenir en 2004.

Les actions récentes et en projet :

L'Etude Egrian (voir le site internet), regroupant toutes les communes de l’Agglomération de Nevers, a essayé de mettre en place un projet pour réduire l’impact des inondations de la Loire. Les actions mises en place tentent de pallier rapidement aux faiblesses des dispositifs traditionnels en matière d'inondation, de coordonner les actions, tout en complétant les projets existants (Plan de Prévention des Risques d'Inondation = PPRI...). Ce projet a été programmé en 3 phases:

Le démarrage de l’étude commence par un diagnostique du risque : l’étude de l’hydrologie et des anciennes inondations devra permettre la mise en place d’un modèle permettant d’analyser les vulnérabilités sur l’habitat, les activités, les équipements… Cette première phase a débuté en Janvier 2007 pour s’achever en Décembre 2008.

La seconde phase correspond à l’étude d’actions concrètes et adaptées, dès Décembre 2008 : ces actions seront proposées et étudiées par l’Agglomération de Nevers (ADN).

En Novembre 2009 débutera la dernière phase qui concernera la réalisation des actions proposées : l’ADN devra privilégier une stratégie globale envisageant tous les aspects du problème.

L’ADN a déjà consacré ou pense consacrer plus de 800 millions d’Euros à ce projet. Les réalisations sont coûteuses mais nécessaire à l’Agglomération de Nevers, à son développement et à la sécurité de ses habitants.

Voir l’interview de Mr Fallet (responsable à l’ADN) par les élèves de l’Atelier Scientifique.

Avertir les riverains : une action pédagogique contre les crues :

La Préfecture de la Nièvre a déjà mis en place des solutions dans le cadre des Plans de Prévention contre les Risques en mettant en place un plan sur les inondations (appelé PPRI) mais aussi en informant les habitants de l’agglomération de Nevers et de toutes les communes riveraines de la Loire.
Cette information insiste notamment sur le rôle du ruissellement urbain qui empêche l’eau de s’infiltrer dans le sol notamment lors des pluies intenses. C’est ce phénomène qui aggrava les inondations à Nîmes en 1998.
La Préfecture alerte notamment les autorités sur les solutions choisies : « Les digues réduisent donc la fréquence du risque inondation, mais créent en contrepartie un effet de seuil redoutable en ne maintenant qu’une seule alternative : crue contenue ou crue catastrophique. »
Enfin, cette information répertorie les actions mises en place : PPRI, Atlas des crues et des zones inondables, Plans de secours spécialisés, service d’annonce des crues, réhabilitation des digues…

Le préfet du département joue un rôle important en cas de crue : il doit alerter immédiatement les maires, les gendarmeries, la Police et les différents services publics (phase de mise en alerte). Ces derniers transmettent l’alerte à la population et agissent pour garantir leur sécurité et leur secours le cas échéant. Par exemple, lors de la dernière crue de la Loire à Nevers en Novembre 2008, la municipalité à fait fermer une route longeant la Loire et distribué des bouteilles d’eau.


Les autorités engagent aussi des moyens dans la sensibilisation de la population en lui apprenant les gestes vitaux :

Avant la crue : Prévoir les gestes essentiels

- fermer portes et fenêtres,
- couper le gaz et l'électricité,
- mettre les produits au sec,
- amarrer les cuves,
- faire une réserve d'eau potable,
- prévoir l'évacuation,
- mettre les animaux d'élevage hors zone
inondable.

Pendant la crue :

- se faire repérer pour être secouru (niveau en hauteur),
- ne jamais s'engager dans une zone inondée à pied ou en véhicule,
- s'informer de la montée des eaux (mairie...),
- écouter la radio (France INFO, France Bleu et les radios locales),
- ne pas prendre l'ascenseur pour éviter de rester bloqué,
- n'évacuer qu'après en avoir reçu l'ordre

Après la crue :

- aérer et désinfecter les pièces,
- ne rétablir l'électricité que sur une installation sèche,
- faire vérifier le fonctionnement des installations techniques en cas de doute,
- chauffer dès que possible.

Des aménagements respectueux du Développement Durable :

Le projet de l’Etude Egrian et les autres projets locaux de prévention des inondations sont complétés par une Etude du Développement Durable du Val Ligérien (EDDVL). Ce projet s’inscrit lui-même dans un ensemble plus vaste appelé « Freude Am Fluss », programme européen qui incite à mieux utiliser les espaces inondables en limitant les aménagements nuisibles aux rivières.

Le Programme « Freude Am Fluss » insiste notamment sur la nécessité d’éduquer les citoyens en les renseignant sur les causes des crues, mais aussi en leur apprenant des gestes simples pour limiter les changements climatiques : éteindre les lumières, limiter les émission de CO² responsables de l’effet de serre.


Ce projet de développement durable prend également en compte des partenariats :
Le Programme Européen Eau Douce pour la gestion des bassins versants pour concilier activités économiques et protection des milieux aquatiques

La mission Eau Douce de WWF France qui conduit plus de 12 000 programmes de conservation

L’Etablissement Public Loire en partenariat avec l’Agglomération de Nevers (ADN)

L’Agence de l’Eau Loire-Bretagne qui finance une partie de l’Etude Egrian.


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